La scène aurait pu passer inaperçue. Pourtant, ce matin, au kilomètre 33 de la route qui traverse le parc national de Khao Yai, un gibbon a offert un étonnant spectacle à notre équipe : une longue séance d’étirements, visiblement destinée à venir à bout d’une crampe récalcitrante.
Bras tendu, jambe allongée, grimace concentrée : notre athlète arboricole semblait appliquer à la lettre les conseils d’un kinésithérapeute. Après quelques secondes d’effort, il a finalement retrouvé toute sa souplesse et a repris ses déplacements dans la canopée comme si de rien n’était.
Khao Yai est l’un des meilleurs endroits de Thaïlande pour observer les gibbons à l’état sauvage : le parc abrite à la fois le gibbon à mains blanches et le gibbon à bonnet. Ils sont les plus actifs tôt le matin, quand leurs chants résonnent dans la forêt primaire. C’est le meilleur moment pour les repérer pendant un trek avec un guide.



